Produit · 18 juin 2026 · 5 min
GO MEETWOLF : faire se rencontrer les gens, avec l'IA en second rôle
Pourquoi j'ai conçu GO MEETWOLF, une application de mise en relation pensée pour l'événementiel, où l'IA prépare le terrain mais ne décide jamais à votre place.
GO MEETWOLF est né d'un constat très simple, vécu des dizaines de fois en soirée et en événement professionnel : dans une salle de 200 personnes, on repart presque toujours avec les trois contacts qu'on connaissait déjà. Le hasard fait mal son travail, et les applications de networking classiques transforment la rencontre en catalogue.
L'idée de départ n'était donc pas « mettons de l'IA dans un événement », mais « comment aider deux personnes qui ont vraiment quelque chose à se dire à se trouver dans la salle ». L'IA est arrivée après, comme un outil, pas comme un argument marketing.
Ce que fait l'IA — et ce qu'elle ne fait pas
Dans GO MEETWOLF, l'IA sert à comprendre des intentions exprimées en langage naturel : ce que quelqu'un cherche ce soir-là, ce qu'il peut offrir, le type d'échange qu'il souhaite. Elle propose ensuite des pistes de rencontre, avec une raison lisible : « vous cherchez tous les deux un associé technique », « vous travaillez le même secteur ».
Ce qu'elle ne fait pas : décider à votre place, noter les gens, ou classer les participants dans une hiérarchie invisible. C'est la règle que j'applique à tous mes projets — l'IA copilote, l'humain décide. Une suggestion doit toujours pouvoir être ignorée sans friction.
Les contraintes de l'événementiel changent tout
Un événement, c'est un contexte hostile pour un produit numérique : réseau saturé, batteries faibles, gens debout, attention de quelques secondes. Un parcours qui demande dix écrans ne sera jamais utilisé.
Cela impose des choix d'architecture : des réponses courtes, des traitements côté serveur préparés en amont plutôt qu'en direct, et une interface qui doit se lire d'un coup d'œil, une main occupée par un verre.
Ce que j'en retire pour d'autres projets
GO MEETWOLF est aujourd'hui le meilleur terrain d'essai de ma façon de travailler : partir d'un usage réel, garder l'humain au centre, et n'ajouter de l'IA que là où elle fait gagner du temps ou de la qualité de rencontre.
Si vous montez une communauté, un salon ou un programme d'accompagnement, la même méthode s'applique : on cadre l'usage avant de choisir la technologie.